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vendredi 21 janvier 2022

Dessin sur vinyle

Aborder le dessin de manière différente :

A travers l'utilisation du disque vinyle comme objet de customisation, il se passe beaucoup de choses.

Tout d'abord l'objet en lui-même qui se trouve être de forme et de surface complètement différent d'une feuille de papier. Au-delà de l'action de recyclage que la réutilisation d'anciens disques vinyles comporte, il y a aussi le fait de venir dessiner sur quelque chose de "non-conforme" au dessin  traditionnel. 

Pour faire simple, qui n'a jamais vu les enfants dessiner et gribouiller sur tout ce qu'ils trouvent à se mettre sous la main ?

Sortir de l'espace de la feuille, ne pas avoir peur de la "page blanche". C'est aussi venir expérimenter une nouvelle surface, se servir de ce qui est présent dans l'objet (les sillons, le macaron, le cercle, etc). Toutes ces nouvelles perspectives facilitent l'inspiration et aident à réaliser une production originale.

L’utilisation des marqueurs (type Posca ou Molotow) permet également d'obtenir des rendus colorés mis en valeur par le fond noir et brillant du vinyle. La technique est un peu particulière, ici pas de gomme, pas de possibilité d'effacer un trait. Il faut trouver d'autres solutions pour parvenir au résultat escompté comme par exemple se servir du marqueur de même couleur que le fond. Le dessin se fait couche par couche, il faut superposer les couleurs entre-elles pour obtenir des nuances, des ombres et des épaisseurs de traits différentes.

En somme, dessiner sur une autre surface qu'une feuille de papier permet souvent de se réconcilier avec la pratique du dessin, ici pas besoin d'un certain niveau pour être fière de sa réalisation. Il sera simplement question d'un peu d’ingéniosité et d'imagination. L'objet met en valeur le dessin tout autant que le dessin met en valeur l'objet. 

Et le vinyle passe d'un support que l'on écoute à un support que l'on regarde.

 


 






jeudi 22 octobre 2020

Artiste plasticienne, Marie-Sara « MASSA » vit et travaille à Toulouse. Après une licence en Arts-Plastiques à l’université du Mirail, elle développe une pratique artistique à travers la peinture et le dessin multi-support. Influencée par les cultures urbaines comme le hip-hop, le street-art et la musique électronique, son univers graphique s’inspire également de la bande-dessinée et du tatouage.

Son travail exprime la volonté de briser les frontières qui opposent les choses. À travers l’utilisation et la mise scène de l’animal, elle questionne le rapport qu’entretient l’homme à son environnement.

Peindre et dessiner sur des supports multiples lui permettent de sortir de l’espace de la feuille et de détourner l’objet de sa fonction première. Le disque vinyle devient un objet que l’on regarde et non plus que l’on écoute. Dans ses représentations, l'homme perd son identité et sa figure humaine pour la retrouver dans tout autre chose que son visage : ses expressions et ses formes. L’animal devient révélateur de la figure humaine. Ses personnages gravitent dans un univers où les hommes ne font plus qu’un avec ce qui les entoure, ils racontent une histoire et sortent d’un imaginaire inspiré des bestiaires pour enfant. Explorant son environnement à l’aide de supports multiples, les concepts qu’elle développe s’opposent sémantiquement : l’homme et l’animal, le sauvage et le civilisé, la vie et la mort. En mélangeant l’homme et l’animal, elle nous parle de condition humaine et de bestialité dans laquelle l’humanité se perd.

Animée d’une passion mêlée de curiosité, elle expérimente le tatouage, les installations et le collage de rue, pratiques qui ouvrent sur de nouveaux espaces de représentations (les murs de la villes, la surface de la peau, ou l’espace de déambulation du spectateur).

 

 
 



mercredi 26 février 2020

Biographie

     Originaire du Lot, MASSA dessine et peint depuis son enfance, une pratique qu'elle a continué à développer à l'université en section Arts Plastiques. C'est durant ces années-là que sa thématique est apparue : les termes souvent opposés tels que la bestialité et l'humanité ou encore le sauvage et le civilisé ne forment ici plus qu'un ensemble.
    Son travail plastique consiste à hybrider l'homme et l'animal en jouant sur de nombreux support (toile, vinyles, crânes d'animaux). Dans ses peintures, l'homme perd son identité pour ne garder que ses expressions, l'animal devient révélateur de la figure humaine.
    Son style graphique est influencé par la bande-dessiné, le tatouage mais aussi par les cultures urbaine comme le graffiti et le hip-hop.